| Article proposé par http://www.amicaledejoueurs.com | revenir à l'accueil |
La nouvelle formule du jeu le plus célèbre
de France, dévoilée aujourd’hui et lancée le
6 octobre, proposera trois tirages au lieu de deux par semaine, une cagnotte
plus importante et des grilles simplifiées. Objectif : fidéliser
les joueurs occasionnels. S’inspirant du principe du "jackpot roulant"», sur le modèle de l’Euro Millions, le Loto nouvelle version proposera un pactole initial de 2 millions d’euros. Il remettra au pot 1 million d’euros supplémentaire au tirage suivant si la cagnotte maximale n’a pas été remportée, et ainsi de suite. Les gains potentiels pourront donc s’élever à terme à plusieurs dizaines de millions d’euros. D’après nos informations, la FDJ a calculé que, en moyenne, le jackpot devrait être remporté au sixième tirage. L’heureux vainqueur empocherait alors la coquette somme de 7 millions d’euros. Avec le Loto actuel, c’est « seulement » 1,2 million d’euros en moyenne… Avec ce jackpot revu à la hausse, la FDJ espère fidéliser beaucoup plus que les quatre millions de Français qui tentent régulièrement leur chance. En jeu : les onze millions de joueurs occasionnels du Loto qui ne cochent leurs numéros fétiches que lors des grandes occasions : les vendredis 13 ou les jours de supercagnotte à l’Euro Millions. Bref, quand le gain monte si haut qu’il nourrit les espoirs les plus fous. "La part de rêve véhiculée par le Loto est accrue par l’ambiance délétère actuelle dans la société et par la médiatisation de la richesse, souligne le sociologue Gérard Mermet, qui a mené une réflexion sur les motivations de ce jeu. Quand les gens voient les salaires exorbitants de certains joueurs de football ou les stock-options obtenues par certains dirigeants, ils se disent : Pourquoi pas moi ? S’ils ne devaient prendre en compte que la probabilité mathématique de gagner, ils ne joueraient pas. Mais le plus important pour eux est l’espérance psychologique. Ils se disent que la chance peut toucher n’importe qui au hasard et ils ont besoin de croire à ce miracle, d’imaginer qu’ils ont, eux aussi, la possibilité de changer de vie". Source : Frédéric Mouchon et Charles de Saint-Sauveur. Le Parisien. |
|